L'electroerosion : principe et types de machines EDM
L'electroerosion industrielle usine la matière par decharges électriques répétées entre une electrode et la pièce, sans contact mécanique. Ce procédé atteint des tolerances IT4 a IT5 et des états de surface Ra inférieurs a 0,2 micrometre sur des aciers traites a 60-65 HRC, une performance inaccessible par rectification sur les geometries complexes. L'electroerosion par enfoncement utilise une electrode en graphite ou en cuivre usinée a la forme de l'empreinte souhaitée : la machine plonge l'electrode dans la pièce immergée en dielectrique, reproduisant la forme en creux avec une fidélité de quelques micrometres. Cette technique domine la fabrication des empreintes de moules d'injection plastique et des matrices d'estampage.
La decoupe par fil EDM utilise un fil en laiton ou en zinc de 0,1 a 0,3 mm de diametre, renouvelé en continu pour compenser son usure. Le fil decoupe le profil programme avec une précision de position inférieure a 2 micrometres et une perpendicularite de 1 micrometre par 100 mm de hauteur. Ces performances permettent de réaliser des poinçons et matrices d'emboutissage avec des jeux de 2 a 5 micrometres, des cles de voûte pour les moules et des pièces de calibrage en outillage de contrôle. Contrairement au laser et au plasma, la decoupe par fil EDM ne généré aucune zone affectée thermiquement significative : la couche recristallisée est inférieure a 10 micrometres et peut être éliminée par une passe de rognage supplémentaire.
Les parametres d'electroerosion industrielle conditionnent directement le rapport vitesse/qualité :
- Courant de decharge : amperage fort pour l'ebauche (debit matière eleve), faible pour la finition (Ra < 0,4 µm)
- Durée d'impulsion : pulses courts pour l'état de surface, pulses longs pour la vitesse d'usinage
- Tension d'amorçage : 60 a 120 V selon le matériau et la conductivité du dielectrique
- Fluide dielectrique : eau deionisee pour la decoupe fil, huile synthetique pour l'enfoncement









