Lubrification industrielle : élaborer un plan de graissage et choisir les lubrifiants

Pourquoi la lubrification industrielle est decisive pour la durée de vie des machines

La lubrification industrielle est le premier facteur de longévité des machines-outils, des reducteurs, des roulements et des guides lineaires. Un film lubrifiant correctement maintenu entre deux surfaces en contact reduit le coefficient de frottement d'un facteur 10 a 100 par rapport au contact sec, elimine l'usure abrasive et protege les surfaces contre l'oxydation. A l'inverse, une lubrification industrielle insuffisante ou incorrecte provoque l'usure adhesive (grippage), la fatigue de contact (pitting) et la corrosion par frottement (fretting), qui sont les trois principales causes d'arrêt des machines et de remplacement premature des composants mécaniques.

Le plan de lubrification est le document central de la lubrification industrielle en atelier. Il recensé pour chaque machine et chaque point de graissage : le type de lubrifiant (référence ISO VG pour les huiles, classe NLGI et type de savon pour les graisses), la quantité a appliquer, la fréquence d'intervention (journalière, hebdomadaire ou mensuelle selon le MTBF du composant), la méthode d'application (graisseur manuel, pom pe centralisée, bain d'huile) et la température de fonctionnement. Les systèmes de lubrification centralises a distributeurs progressifs ou a double ligne automatisent cette distribution sur les machines complexes, garantissent la régularité du graissage et suppriment le risque d'oubli ou de surdosage manuel.

L'analyse périodique des lubrifiants en service est un élément avance de la lubrification industrielle. Le spectrometrie par émission plasma (ICP) détecté les metaux d'usure (fer, cuivre, aluminium, chrome) dans l'huile prélevée sur la machine, permettant d'identifier quel organe (roulement, engrenage, arbre) est en train de s'user anormalement. La mesure de la viscosité cinematique verifie la stabilité de l'huile ; l'indice d'acidité (TAN) indique le niveau de dégradation oxydative. Ces analyses, réalisées tous les 1 000 a 2 000 heures selon le type de machine, s'inscrivent dans une stratégie de systèmes de lubrification centralises et de maintenance predictive qui reduit les arrêts non planifies et le coût global de maintenance.

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