Les familles de lubrifiants industriels
La lubrification industrielle vise a maintenir un film de lubrifiant entre les surfaces en contact pour réduire le frottement, limiter l'usure, evacuer la chaleur et protéger contre la corrosion. Les huiles mécaniques se classent selon la norme ISO VG (Viscosity Grade) : VG 32 pour les broches de machines-outils rapides, VG 68 pour les glissières et les reducteurs a engrenages a vitesse moyenne, VG 220 a VG 460 pour les reducteurs lents et les engrenages ouverts charges. Les huiles synthetiques base polyalphaolefine (PAO) et ester offrent un indice de viscosité eleve (IV > 150) qui limite la variation de viscosité avec la température, un faible point d'ecoulement (-50 degrés C) et une plus longue durée de vie que les huiles minerales.
Les graisses constituent la solution de lubrification industrielle privilégiée pour les roulements, les joints de cardan, les glissières et les engrenages ouverts. Elles sont constituées d'une huile de base (minerale, synthetique ou végétale) epaissie par un savon metallique (lithium, calcium, polyuree) et complétée d'additifs. La graisse au savon de lithium complexe NLGI 2 est la plus universelle : elle convient aux roulements de -20 a +130 degrés C et aux vitesses périphériques jusqu'a 12 m/s. Le plan de graissage machine doit specifier, pour chaque point de lubrification : le type de lubrifiant, la quantité (cm3 de graisse ou litres d'huile), la fréquence d'intervention et la méthode (pompe manuelle, graisseur automatique, bain d'huile).
Les systèmes de lubrification industrielle centralises automatisent la distribution du lubrifiant sur les machines complexes comportant de nombreux points de graissage. Le système progressif distribue la graisse sequentiellement de chaque distributeur progressif vers les lubrificateurs, avec un debit proportionne au déplacement du piston. Les systèmes a double ligne, a pression cyclique élevée, conviennent aux grandes machines-outils et aux presses. Un graissage machine centralise bien concu reduit les arrêts de production lies a l'usure prématurée des organes de guidage et des roulements, et abaisse la consommation de lubrifiant de 30 a 50 % par rapport au graissage manuel qui produit souvent des sur- ou sous-doses.









